Northern Europe.
Going Back Home

🇬🇧 After a few days in Estonia, repairing the bike and resting, it’s time to start the last stretch. A 15-hour ferry ride to Stockholm, I meet up with Freddy and her family. The first reunion with friends, the beginning of the end. Sweden is a country made for the outdoors, a cyclist’s dream. Free shelters, the possibility of wild camping pretty much anywhere… I camp in luxurious green forests, around beautiful lakes and rivers, in a sparsely populated country. No need for a tent most of the time. Peace and quiet.

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It’s the season, and I meet many other cyclists heading up to the North Cape, as it’s not as cold now. I’m at the end of my journey, while most of them are at the beginning. I can see myself 16 months ago. Not as cold now, but windy, as I island-hop from Sweden to Denmark. A thunderstorm welcomes me to Copenhagen, where I visit two of my old flatmates from South London. I haven’t seen them in ages. They’re in a happy place, and it’s great to see. A well-deserved day off, and I’m back on the road.

From Stockholm to the Hook of Holland, I need to cover 1,700 km in 19 days. I have got a ferry booked. Clearly not impossible, but I can’t waste much time. I cross Northern Germany under the rain, everyday rain, and the fact that wild camping isn’t allowed makes things a bit more challenging. From Fehmarn to Leer at the Dutch border, I cycle north of Hamburg and through Bremerhaven. Finally, the sun comes out in the Netherlands. Cycle lanes, rural paths, it’s enjoyable, and I can cover the distance quickly. 

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It even gets really hot along the North Sea, and I manage to go for a couple of swims. Canals, windmills, familiar food… I’m getting used to Europe again and feel like I’m back home already, even though I’ve never been around here before. It’s the beginning of summer. I’m offered fruits and coffee, just like in the rest of the world, people are curious, and it’s easy to chat. A day off at the Hook of Holland, and I’m ready to get to England.  managed to cross the northern countries in the time given. Weirdly, I don’t take so many pictures. Maybe because it feels familiar, though it’s still beautiful. My head isn’t in documenting anymore. I think I’m tired.

So I let it go and enjoy the ride just as much, without the pressure of taking pictures and recording everything. It’s the end, and I can feel it in every sense. A 7-hour ferry ride takes me to Harwich, where I sleep in a pub garden. A thick Essex accent welcomes me. “Alright, love?” I’m kind of home. 130 km to London on a scorching hot day. Colchester, Chelmsford, Romford, Stratford, I’m back in familiar territory. Being back doesn’t feel weird at all, almost like I never left. It’s T-shirt weather, and London is a beautiful city in the summer. After catching up with friends and family, I make my way to Dover, via the Kent Downs and its rolling hills. Dover Castle, its port, and the first view of France. Excitement is at its peak.

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Exiting Calais and its prison-like barbed-wire gates, I’m back on the motherland. The architecture, the language, the food, I take it all in. For a month I’ve been playing cat and mouse with Kenan. We met in Laos, then Cambodia, and after he also took the Trans-Siberian back to Europe, he started cycling again from Estonia through the Baltic countries and Poland. We finally meet in a small campsite just outside Étretat. It’s good to see him and catch up on old stories. We did similar trips. It’s nice to chat with someone who shares those experiences and understands what the last year and a half was like. He “gets it”. We take it easy for a few days, talk a lot about what’s next and the uncertainty of being back after long travels, have a swim in Deauville, sleep in the port of Le Havre, the buzzing sound of the boats moored across the water.

I’m a bit ahead of schedule, so I make a detour to Cherbourg, the D-Day beaches, and a pit stop in Granville where I catch up with Marion. We met in Istanbul, what feels like a lifetime ago. It’s now the home stretch: 500 km through Brittany, sleeping in open fields, resting under oak trees. Madeleine de Proust at every corner. I become nostalgic about the journey, the accomplishment. Proud of myself. I’m looking forward to staying in one place for more than a few days now, but I already miss the adventure. Then the hugs come, scattered across a few days to make it last. Friends, family, my brothers, my nieces, my parents, all of whom I dearly missed. Summer is starting, and I can’t wait to go for a swim in the Atlantic, and, weirdly enough, cycle around my countryside, my place and my culture.

I’m home.

Thank you to everyone who tagged along, shared the journey, sent a message, or showed support. It meant a lot to see this journey resonated with many. Until next time ❤️

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Europe Du Nord.
Retour à La Maison

🇫🇷  Après quelques jours en Estonie, à réparer le vélo et à me reposer, il est temps de commencer la dernière étape. Quinze heures de ferry jusqu’à Stockholm, et je retrouve Freddy et sa famille. La première réunion avec des amis, le début de la fin. La Suède est un pays fait pour le plein air, un rêve de cycliste. Des abris gratuits, la possibilité de camper sauvage presque partout… Je dors dans des forêts vertes et luxuriantes, au bord de lacs et de rivières magnifiques, dans un pays peu peuplé. La plupart du temps, pas besoin de tente. Paix et tranquillité.

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C’est la saison, et je rencontre beaucoup d’autres cyclistes qui montent vers le Cap Nord, car il ne fait plus aussi froid. J’en suis à la fin de mon voyage, alors que la plupart d’entre eux en sont au début. Je me revois il y a 16 mois. Pas aussi froid qu’à l’époque, mais venteux, alors que je saute d’île en île de la Suède au Danemark. Un orage m’accueille à Copenhague, où je rends visite à deux de mes anciens colocataires du sud de Londres. Je ne les avais pas vus depuis une éternité. Ils sont heureux, et ça fait plaisir à voir. Une journée de repos bien méritée, et je reprends la route.

De Stockholm au Hook of Holland, je dois parcourir 1 700 km en 19 jours. J’ai un ferry de réservé. Pas impossible, mais je ne peux pas perdre trop de temps. Je traverse le nord de l’Allemagne sous la pluie, pluie quotidienne, et le fait que le camping sauvage y soit interdit complique un peu les choses. De Fehmarn à Leer, à la frontière néerlandaise, je roule par le nord de Hambourg et passe par Bremerhaven. Enfin, le soleil se pointe le bout de son nez aux Pays-Bas. Pistes cyclables, chemins ruraux… c’est agréable, et je peux avancer rapidement.

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Il fait même très chaud le long de la mer du Nord, et je parviens à piquer une ou deux têtes. Canaux, moulins, nourriture familière. Je me réhabitue à l’Europe et j’ai déjà l’impression d’être de retour chez moi, même si je n’étais jamais venu ici auparavant. C’est le début de l’été. On m’offre des fruits, du café, comme partout ailleurs dans le monde. Les gens sont curieux et il est facile de discuter. Une journée de repos au Hook of Holland, et je suis prêt à rejoindre l’Angleterre. J’ai réussi à traverser les pays du nord dans le temps imparti. Étrangement, je ne prends pas beaucoup de photos. Peut-être parce que tout me semble familier, même si c’est magnifique. Ma tête n’est plus à documenter. Je crois que je suis fatigué.

Alors je lâche prise et je profite de la route tout autant, sans la pression de devoir tout photographier et enregistrer. C’est la fin, et je le ressens dans tous les sens. Sept heures de ferry me mènent à Harwich, où je dors dans le jardin d’un pub. Un fort accent d’Essex m’accueille : “Alright, love ?” Je suis presque à la maison. 130 km jusqu’à Londres sous une chaleur accablante. Colchester, Chelmsford, Romford, Stratford… je retrouve des territoires familiers. Être de retour ne me semble pas du tout étrange, presque comme si je n’étais jamais parti. Il fait un beau, et Londres est une ville magnifique en été. Après avoir revu mes amis, je mets le cap sur Douvres, en passant par les Kent Downs et leurs collines vallonnées. Le château de Douvres, son port, et la première vue sur la France. L’excitation est à son comble.

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En quittant Calais et ses grilles barbelées dignes d’une prison, je suis de retour sur ma terre natale. L’architecture, la langue, la nourriture… j’absorbe tout. Depuis un mois, je joue au chat et à la souris avec Kenan. Nous nous sommes rencontrés au Laos, puis au Cambodge, et après avoir lui aussi pris le Transsibérien pour revenir en Europe, il a recommencé à pédaler depuis l’Estonie à travers les pays baltes et la Pologne. Nous nous retrouvons enfin dans un petit camping près d’Étretat. Ça fait du bien de le revoir et de se remémorer de vieilles histoires. Nous avons fait des voyages similaires. C’est agréable de discuter avec quelqu’un qui partage ces expériences et comprend ce qu’a été cette dernière année et demie. On y vas doucement pendant quelques jours, on parle beaucoup de la suite et de l’incertitude de rentrer après un long voyage, on se baigne à Deauville, on dort dans le port du Havre, au rythme du bourdonnement des bateaux amarrés de l’autre côté de l’eau.

Je suis un peu en avance sur le planning, alors je fais un détour par Cherbourg, les plages du Débarquement, et un arrêt à Granville où je retrouve Marion. Nous nous étions rencontrés à Istanbul, ce qui semble être une éternité. C’est maintenant la dernière ligne droite : 500 km à travers la Bretagne, à dormir dans les champs, à me reposer sous les chênes. Une madeleine de Proust à chaque coin de route. Je deviens nostalgique du voyage, de l’accomplissement. Fier de moi. J’ai hâte de rester plus de quelques jours au même endroit, mais l’aventure me manque déjà. Puis viennent les embrassades et les retrouvailles, étalées sur plusieurs jours pour faire durer le plaisir. Les amis, la famille, mes frères, mes nièces, mes parents, qui m’avaient tant manqué. L’été commence, et j’ai hâte d’aller me baigner dans l’Atlantique et, curieusement, de pédaler à travers ma campagne, ma région, ma culture.

Je suis de retour chez à la maison.

Merci à tous ceux qui ont suivi, partagé le voyage, envoyé un message ou montré leur soutien. Ça a vraiment compté de voir que ce périple a résonné chez beaucoup. Until next time. ❤️

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Selected Works